Rien n'est plus différent du spectacle de la nature qu'une peinture abstraite. Quant à la photographie, elle privilégie traditionnellement le spectacle du monde naturel. Néanmoins, il me semble que ces deux univers ne sont pas nécessairement opposés. Pour le/ la peintre abstrait, tout est ouvert, rien n'est déterminé : à partir d'un certain moment, dans l'infini des possibilités, une chimie opère. L'indéterminé cède le pas à l'évidence du déterminé. 
Le/ la photographe, face au monde de la lumière, n'est pas dans une situation très différente de celle du peintre abstrait. Les ombres, les reflets changent perpétuellement, mais dans cet éventail, il y a une combinaison qui retient l'attention. C'est ce moment magique que j'ai cherché à capter dans ces photographies, classées ici en différents projets.

Mémoire des traces

Improbables rencontres

 Natures abstraites

Tout est affaire de décor

Ce vers  d'Aragon suggère que tout est artifice. Ce n'est pas comme ça que je photographie ce qui se présente à mon regard. Pour moi, le décor est la saveur unique du monde.

Au hasard des géométries sensibles

    Le projet des 'Géométries sensibles' s'attache à faire ressentir la charge émotionnelle des géométries qui dessinent 

    le monde sensible. Par la rencontre de deux photographies, chacune ayant été prise pour elle-même, l'effet s'en

    trouve redoublé, faisant vibrer à l'unisson des univers dissemblables.